9 jeunes sur 10* sont confrontés à un comportement associé de près ou de loin à de la violence et 65 % d’entre eux* ont une tolérance moyenne ou forte à la violence sexuelle.

Beaucoup de jeunes vivent de la violence dans les relations amoureuses.

jeunes filles violence coupleL’étude menée par la Communauté française de Belgique montre que la violence dans les relations amoureuses est perçue par les jeunes comme quelque chose de “banal”, qu’ils en soient victimes ou auteurs.

Elle se traduit par des actes de violence verbale ou psychologique qui sont acceptés et jugés normaux. Lorsque des situations de violence physique apparaissent, celles-ci sont rarement exprimées en dehors du couple.

Ces travaux de recherche constatent aussi qu’il y a de très fortes probabilités pour qu’un jeune, victime de violences dans une relation amoureuse, multiplie ces expériences violentes par la suite, tant au niveau direct qu’indirect, psychologique, verbal ou physique.

Notons que les filles sont davantage victimes des violences sur un “ mode majeur” : violences multiples et répétées. Elles sont particulièrement exposées à des violences physiques et des agissements de domination. Cette tendance se manifeste de manière croissante avec l’âge.

Je suis une jeune fille et je me pose des questions

Comment savoir si je suis victime de violences dans mes relations amoureuses ?

L’amour véritable rend heureux.
Bien entendu, lorsque nous sommes amoureux, nous doutons souvent – que nous ayons 14 ou 77 ans – surtout au début de la relation. Nous nous demandons si l’autre pense à nous, nous apprécie… et cela nous rend fébriles. Mais le sentiment prédominant est l’enthousiasme et la joie.

Donc, si petit à petit tu perds ta bonne humeur, ta confiance en toi, c’est qu’il se passe quelque chose d’anormal qui peut être dû à de la violence.

Elle revêt différentes formes. En voici quelques-unes :

·       Il exige de savoir avec qui et où tu étais.
·       Il surveille tes conversations téléphoniques / tes SMS.
·       Il cesse de te parler, refuse totalement de discuter.
·       Il t’empêche de parler à d’autres garçons.
·       Il t’empêche de rencontrer, de parler avec tes amis.
·       Il te donne des ordres.
·       Il te culpabilise de quelque chose, te rend responsable.
·       Il te critique, te dévalorise.
·       Il pratique avec toi la loi du talion (œil pour œil, dent pour dent).
·       Il ne pas tient pas compte de tes opinions devant les autres ni dans l’intimité.
·       Il critique ton apparence quand vous êtes à deux ou en public.
·       Il fait du chantage.
·       Il t’impose des façons de t’habiller, de te comporter.
·       Il t’insulte.
·       Il te pousse, te gifle, te frappe, te bouscule.
·       Il te crée une mauvaise réputation.
·       Il t’agresse (que tu te défendes ou non).
·       Il casse des affaires qui t’appartiennent.
·       Il te menace avec un objet.
·       Il te force à faire des choses que tu ne veux pas faire.

Dans ces cas-là, tu es victime de violences de la part du garçon que tu aimes.

À qui puis-je en parler ?

Tu peux en parler à un adulte en lequel tu as confiance : l’infirmière du collège ou du lycée, un professeur, tes parents… Tu as aussi la possibilité de contacter le planning familial ou une association comme la nôtre si tu souhaites en discuter en toute confidentialité ou anonymement.

Pourquoi est-ce si important de se confier ?

Tomber amoureux pour la première fois est une affaire sérieuse. Cette expérience sera marquante, car tu vas te dévoiler, faire confiance, te lier à quelqu’un dans l’esprit, le cœur et le corps. Si la relation est harmonieuse, elle te donnera une belle image de l’amour, de l’autre mais aussi de toi-même. À contrario, si la violence (psychologique ou physique) s’en mêle, cette première expérience pourra être destructrice.

Aucune jeune fille n’est à l’abri de tomber amoureuse d’un garçon violent. En revanche, il est important de s’en rendre compte rapidement et de s’en éloigner très vite. Plus la relation sera courte et moins elle aura d’impact. Ensuite, à toi de construire une nouvelle histoire passionnée, certes, mais fondée sur le respect et la confiance.

Pourquoi, dans les livres, les films, les chansons… l’amour rime-t-il presque toujours avec émotions fortes, tristesse, jalousie, violence même ?

Lorsqu’une personne est malheureuse, elle a besoin de l’exprimer, de partager son ressenti. Cette émotion la pousse souvent à écrire, peindre, chanter… La douleur lui donne de l’inspiration et parfois même du talent.

Si ces histoires d’amour déçu ou compliquées nous font vibrer, nous bouleversent, elles ne représentent pas l’amour serein et respectueux auquel chacun de nous a droit. De plus, quand tout va bien, il n’y a plus grand-chose à raconter !

Plus d’informations

Consulter l’étude menée par la Communauté française de Belgique.

Une vidéo à regarder (3 min 45).

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L’association Elle’s Imagine’nt intervient dans les collèges et les lycées pour sensibiliser les jeunes aux violences dans les relations amoureuses. Pour plus d’informations, nous contacter.

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*Chiffres de l’étude menée par la Communauté française de Belgique en février 2009.

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